Le compte n'est pas bon pour l'entraîneur de Tourbillon, condamné à quitter son banc. Avec un seul point en deux matches, Il Mister est resté loin de l'objectif que lui avait assigné son président. Dégradé, il pourrait (devoir) se glisser dans un autre rôle, mais, poussé vers la sortie, pourrait aussi choisir de démissionner
«Je vois bien qu'il faudra faire quelque chose. J'ai même une idée précise de comment tout ça va finir. Les gens veulent de la vie dans une équipe. Pas ce qu'on leur montre actuellement...» Christian Constantin s'engonce dans son manteau, relève son col. Au moment où YB rejoint Zurich à la 2e place, sale temps pour le FC Sion, relégué à 11 points de l'Europe, après sa défaite bernoise. Celle de trop, qui coûtera (à 99%) sa place à Bigon. 1+0 n'égale pas 4: le compte n'est pas bon pour Il Mister, resté loin de l'ultimatum que lui avait imposé son président après l'élimination en Coupe à Bellinzone.
A Berne, Sion allait globalement dominer YB, se heurtant à un Wölfli en état de grâce. A lui seul, Adeshina a perdu ses trois duels face au gardien. «Il y a toujours trop d'à peu près, trop de désordre, trop d'erreurs, reprend Constantin. On a tiré six corners pareils. Et j'aimerais que l'on m'explique pourquoi l'on n'a effectué que deux changements...»
Comme il s'y était engagé dans sa curieuse lettre d'adieux (lire «Le Matin» du 8 décembre), Bigon ne s'est pas présenté devant les médias. C'est... Constantin qui devait le remplacer en salle de presse! «Il y aura des changements, mais il est prématuré de dire lesquels.» Dégradé, Bigon devrait se voir proposer un rôle de manager, voire d'obscur directeur technique du nouveau centre de formation. Les deux hommes ont rendez-vous ce matin à Martigny pour négocier une porte de sortie honorable. Dans ce jeu de poker menteur, et compte tenu du coût certain d'un limogeage, il ne déplairait pas au boss d'obtenir dans l'intervalle le départ volontaire de son employé, solidement assis sur un contrat courant jusqu'en 2010. «Avant de trancher, je veux d'abord l'entendre. Il a sans doute des choses à me dire. Peut-être Bigon me remettra-t-il sa démission.» Encore que l'on imagine mal le Transalpin renoncer à une retraite dorée.
Brassage de cartes
La semaine dernière déjà, CC pointait un index accusateur sur les manquements de son entraîneur. «Depuis qu'il a déménagé à Verbier, où il y a un golf, Alberto s'est moins investi pour le club. Je pourrais lui confier les M16.» Le discours n'avait pas changé hier. «Quand l'entraîneur ne fait pas les points nécessaires, il est le premier visé.» Christian Constantin s'apprête donc à brasser les cartes et à les redistribuer. S'il était conséquent avec lui-même et ses promesses, il devrait au minimum retirer la direction de la première équipe à Alberto Bigon. «Dans un plan B, Bigon pourrait travailler en retrait, comme coordinateur.» Fait acquis, ce n'est pas le futur ex-entraîneur qui devrait s'asseoir sur le banc du FC Sion, à la reprise, le 3 février.
«Je vois bien qu'il faudra faire quelque chose. J'ai même une idée précise de comment tout ça va finir. Les gens veulent de la vie dans une équipe. Pas ce qu'on leur montre actuellement...» Christian Constantin s'engonce dans son manteau, relève son col. Au moment où YB rejoint Zurich à la 2e place, sale temps pour le FC Sion, relégué à 11 points de l'Europe, après sa défaite bernoise. Celle de trop, qui coûtera (à 99%) sa place à Bigon. 1+0 n'égale pas 4: le compte n'est pas bon pour Il Mister, resté loin de l'ultimatum que lui avait imposé son président après l'élimination en Coupe à Bellinzone.
A Berne, Sion allait globalement dominer YB, se heurtant à un Wölfli en état de grâce. A lui seul, Adeshina a perdu ses trois duels face au gardien. «Il y a toujours trop d'à peu près, trop de désordre, trop d'erreurs, reprend Constantin. On a tiré six corners pareils. Et j'aimerais que l'on m'explique pourquoi l'on n'a effectué que deux changements...»
Comme il s'y était engagé dans sa curieuse lettre d'adieux (lire «Le Matin» du 8 décembre), Bigon ne s'est pas présenté devant les médias. C'est... Constantin qui devait le remplacer en salle de presse! «Il y aura des changements, mais il est prématuré de dire lesquels.» Dégradé, Bigon devrait se voir proposer un rôle de manager, voire d'obscur directeur technique du nouveau centre de formation. Les deux hommes ont rendez-vous ce matin à Martigny pour négocier une porte de sortie honorable. Dans ce jeu de poker menteur, et compte tenu du coût certain d'un limogeage, il ne déplairait pas au boss d'obtenir dans l'intervalle le départ volontaire de son employé, solidement assis sur un contrat courant jusqu'en 2010. «Avant de trancher, je veux d'abord l'entendre. Il a sans doute des choses à me dire. Peut-être Bigon me remettra-t-il sa démission.» Encore que l'on imagine mal le Transalpin renoncer à une retraite dorée.
Brassage de cartes
La semaine dernière déjà, CC pointait un index accusateur sur les manquements de son entraîneur. «Depuis qu'il a déménagé à Verbier, où il y a un golf, Alberto s'est moins investi pour le club. Je pourrais lui confier les M16.» Le discours n'avait pas changé hier. «Quand l'entraîneur ne fait pas les points nécessaires, il est le premier visé.» Christian Constantin s'apprête donc à brasser les cartes et à les redistribuer. S'il était conséquent avec lui-même et ses promesses, il devrait au minimum retirer la direction de la première équipe à Alberto Bigon. «Dans un plan B, Bigon pourrait travailler en retrait, comme coordinateur.» Fait acquis, ce n'est pas le futur ex-entraîneur qui devrait s'asseoir sur le banc du FC Sion, à la reprise, le 3 février.



